Islamic Cultural Foundation Of America (ICFA)

Masjid Al-Muhajireen Wal-Ansar

Month: August 2011

ramadan ou namadan? par mouhamed sakho tidjani

«S’est-il écoulé pour l’homme un laps de temps durant lequel il n’était même pas une chose mentionnable?» (Sourate Al-Insaan 76/1)

Imaginez que vous avez quatre ans et que vous êtes à la plage. Le dirigeant de camp vous dit que vous avez cinq minutes pour construire un grand château. Rapidement, votre ami âgé de trois ans vous dit, « Le sable est trop mou ici. Allez chercher du sable près de l’eau, il est meilleur! »
Donc, vous vous précipitez vers le sable, puis en revenant, le sable s’échappe entre vos mains, plop, plop, plop. Vous ne pouvez rien faire, et finalement vous avez perdu tout le sable. La compétition est maintenant terminée. Ceci est une analogie de notre vie ; ceci est une analogie du temps que nous gaspillons pendant le mois du Ramadan.

Pour ceux qui vivent dans les pays de l’occident, le Ramadan s’échappe quotidiennement avec les 9 à 17h au travail ou à l’école et les soirs où nous choisissons d’aller et de ne pas aller à la mosquée pour prier taraweeh. Un petit regard à la télévision (qu’Allah nous protège) et la nuit est terminée. De retour au travail où les gens autour de nous mangent et boivent. Et avant qu’on s’en rende compte, le Ramadan est terminé.

La question de l’heure est la suivante : comment pouvons-nous prendre avantage de ce cadeau d’Allah ? Ceci est notre sujet : avant que le sable du Ramadan s’écoule.
Combien d’années avons-nous jeûné le mois du Ramadan ? 10, 15 ou 40 ans ? Sommes-nous 10, 15 ou 40 fois meilleurs ? Ou semble-t-il que nous régressons après chaque Ramadan ? Tous ces actes d’adoration sont faits pour notre propre avantage ! Négligez les et le mal vous surviendra, ceci est la façon dont la vie a été programmée.
Le Ramadan n’est pas une petite affaire ; c’est un des piliers de l’Islam – sans lui, notre Islam ne serait pas complet. Pendant ce mois, Rasul Allah – sal Allahu alayhi wa sallam – intensifiait son adoration d’Allah ta’ala. Ainsi, il a laissé cette fondation pour son ummah afin que nous puissions l’imiter.

Ibn Al-Qayyim – rahimahullah – a écrit : « D’après son exemple béni – sal Allahu alayhi wa sallam – il intensifiait et diversifiait ses actes d’adoration pendant le mois du Ramadan. Par exemple, Jibreel récitait le Coran avec lui pendant les nuits du Ramadan. Lorsque Jibreel le visitait, le Prophète- sal Allahu alayhi wa sallam – intensifiait le montant qu’il donnait en sadaqah. Il était le plus généreux des humains et plus encore durant le mois du Ramadan. Durant ce mois, il occupait son temps à donner du sadaqah, à traiter les gens avec gentillesse, à réciter le Coran, à faire le salah, à se rappeler d’Allah, et à pratiquer le i’tikaaf. » (Zaad Al-Ma’aad)
Des observateurs ont décrit la façon dont le Messager d’Allah – sal Allahu alayhi wa sallam – donnait généreusement comme ar-rih al-mursalah, comme un vent béni. Pourquoi ? Le vent béni, comme ils l’ont su, était un vent qui amenait la fraîcheur à tout le monde – personne n’était nié de sa bénédiction. De plus, le vent béni, n’était pas paresseux à amener sa bonté aux gens. Il passait rapidement. Ceci est comment Rasul Allah – sal Allahu alayhi wa sallam – a été décrit, et ceci est comment notre service à l’humanité doit être : rapide et compatissante.

Voici des idées qui nous aideront à profiter du mois du Ramadan avant qu’il ne glisse entre nos mains:

Composer votre siyam !

Si vous disiez à votre courtier financier que vous voulez garder votre argent dans la banque afin d’économiser, il vous dirait de l’investir dans la bourse. Ainsi, votre argent se multiplierait, puis vous gagneriez plus que le montant que vous investissez. Donc maintenant, je vous demande la question suivante : N’aimeriez-vous pas obtenir deux fois la récompense du jeûne du Ramadan ? Comment ?

Zayd ibn Khalid Al-Juhanee raconte que le Prophète – sal Allahu alayhi wa sallam – dit, « Celui qui donne à quelqu’un de quoi rompre son jeûne bénéficie d’une récompense égale à celle (de la personne qui jeûne) sans diminuer la récompense (de celui qui jeûne). »

Comment faisons-nous ceci ? Demandez aux agences d’aide d’urgence musulmanes si elles ont un programme qui consiste à nourrir une personne qui jeûne. Subhan Allah, vous pourriez trouver qu’il coûte seulement 1$ pour nourrir une personne, puis pour 30$ vous pourriez sortir du Ramadan ayant doublé votre récompense.

si vous vivez dans des pays comme Le Sénégal, vous n’avez pas besoin de demander aux agences.

– Faire beaucoup d’adorations pendant le mois du jeûne.

– S’ attacher à ses obligations ( ex: ses prières à l’heure et à la mosquée ).
J’ai vu que certains jeunes font assiyam mais ne prient pas. Est ce que leur jeûne est
accepté ?
Celui qui est dans l’obligation de faire la salat et qui délaisse la prière en reniant son
obligation, c’est un mécréant par le consensus des oulamas.
S’il la délaisse par négligence ou faignantise, alors c’est aussi un mécréant
et de ce fait leur jeûne est annulé ainsi que toutes leurs oeuvres.

– S’éloigner des interdits.
– S’éloigner de tout ce qui est illicite comme acte et parole.
Le prophète (psl) a dit que celui qui ne délaisse pas le mensonge ou la
pratique du faux témoignage alors allah n’a pas besoin qu’il délaisse sa nourriture et sa boisson.

Après tous ces efforts, allons-nous laisser shaytan(nama daane) nous voler toutes nos hassanate après le Ramdan dans des moussibah tels que Soirée Sénégalaise Spécial KORITE… ???

Lailatoul Qadr

Abou Houraïra rapporte que l’Envoyé d’Allah a dit : “Quiconque se tient debout en prière et en adoration durant la Nuit du Destin , avec une foi complète et l’espoir sincère d’obtenir une récompense, aura tous ses péchés antérieurs pardonnés.”

COMMENTAIRE
Dans le hadice sus-mentionné : ” se tenir debout ” fait allusion à la prière, mais inclut également toute autre forme d’adoration, comme par exemple le Rappel d’Allah (Zikroullah), la lecture du Qour’aan etc… La phrase : ” avec l’espoir sincère d’obtenir une récompense ” signifie que notre intention devrait être pure et que l’on devrait se tenir debout devant Allah en parfaite humilité et sincérité ( et non par ostentation ou autre mauvaise intention ).
Suivant Khattabi r.a., cela signifie que l’on devrait se tenir debout avec joie et la certitude de la récompense, et non comme pour un fardeau ou à contrecœur.
Après tout, il est connu que lorsqu’on cultive de hautes aspirations et que l’on désire obtenir une grande récompense, en même temps que l’on a en soi la certitude d’obtenir celle-ci, on multiplie également les adorations pour atteindre ce but, qui devient alors chose facile. C’est la raison pour laquelle ceux qui se sont élevés au regard d’Allah, trouvent aisé de rester en état d’adoration la majeure partie de leur temps.
Il faut noter que lorsque les ahaadith parlent des péchés antérieurs pardonnés, les savants disent que ce pardon
(comme il est mentionné dans le hadice ci-dessus et dans d’autres) concerne seulement les ” petits “. En effet, comme indiqué dans le Qour’aan, les grands péchés ne sont pardonnés qu’après un repentir sincère, avec l’intention de ne jamais retomber dans de telles actions. Ainsi, chaque fois que le hadice fait allusion aux péchés pardonnés, les savants le prennent comme signifiant seulement les ” petits “. Mon défunt père (Qu’Allah le bénisse et lui accorde Sa Lumière dans sa tombe) avait l’habitude de dire que pour deux raisons le mot ” petit ” n’avait pas été mentionné dans les ahaadith. Premièrement, disait-il, chez un véritable musulman, il ne devrait subsister aucun grand péché, car chaque fois qu’il aura commis une telle action, il ne pourra trouver le repos ou être en paix tant qu’il ne se sera pas sincèrement repenti devant son Seigneur.
Deuxièmement, durant des jours et des nuits aussi grands et bénis, lorsqu’il se tient debout devant son Seigneur en prière ou en adoration, ayant l’espoir d’obtenir une récompense, un profond sentiment d’affliction est suscité en lui en raison de ses péchés – ce qui est la condition essentielle du repentir de même que la résolution de ne pas retourner à de tels actes. Ainsi, en de tels jours et nuits, l’adorateur se repent sans aucun doute des grands péchés qu’il a commis. Il est meilleur pourtant lorsqu’arrive une nuit comme ” Laïlatoul Qadr ” que l’on se repente avec sa langue aussi bien qu’avec son cœur, avec le désir sincère d’être pardonné, de façon à ce qu’Allah, dans Son Infinie Miséricorde, nous efface toutes formes de péchés.
Et lorsque vous ferez cela, souvenez vous de moi, pauvre malheureux, dans vos sincères invocations !

HADICE 2

Anas (radh rapporte qu’une fois, le mois de Ramadhan était arrivé et l’Envoyé d’Allah dit : ” Un mois vient certainement de vous arriver dans lequel se trouve une nuit meilleure que mille mois. Quiconque manquera une telle nuit aura été, en vérité, dépourvu de tout bien et nul n’en est privé sauf celui qui est vraiment malchanceux. ”

COMMENTAIRE

Qui pourra douter de la malchance de la personne qui est dépourvue ou qui se prive elle même du grand bien contenu dans ” Laïlatoul Qadr ” ? Il existe des gens qui, à cause de leurs fonctions et durant leur service, restent éveillés la nuit tout au long de l’année ( comme les employés de chemin de fer par exemple ) ; combien il pourrait être ainsi facile, dans l’espoir de pouvoir gagner la récompense de plus de quatre-vingts années d’adoration, de rester éveillés pendant un mois, au service d’Allah !
A cause du manque d’enthousiasme, nos cœurs sont dépourvus de zèle ; si cet enthousiasme existait, des milliers de nuits passées dans l’adoration d’Allah deviendraient extrêmement faciles. C’est ce zèle et ce désir que nous devrions susciter. Regardez notre Saint Prophète : il lui avait été promis, à maintes reprises, qu’il n’aurait rien à craindre dans l’au-delà et il avait reçu la bonne nouvelle de sa position exaltée et malgré tout, nuit après nuit, on le trouvait en état d’adoration, à tel point que ses pieds enflaient. Nous appartenons à sa communauté, et parmi nous se trouvent de nombreuses saintes personnes qui ont suivi cet exemple. Ils étaient eux aussi des êtres humains, et nul ne pourra dire qu’il nous est impossible d’avoir la même ardeur pour l’adoration. Ils sont devenus des modèles pour les autres et nul ne pourra plus dire également : ” Qui peut se mesurer avec le Prophète et qui peut avoir le courage de faire comme lui ? ” Tout ceci n’est qu’une question de conviction au fond du cœur, car pour ceux qui ont le désir de faire les choses, la tâche la plus difficile (comme de creuser une rivière de lait dans une montagne par exemple) n’est pas impossible. Mais l’on ne saurait obtenir cela sans suivre une éducation spirituelle auprès des Machâïkh ( guides dans la voie qui mène à Allah ).
Un poème dit :
” Si tu veux obtenir la compassion du coeur
Tu dois rester au service des fouqarah (pauvres)
Car ce joyau ne peut être obtenu du trésor des rois.”

Ainsi, ce n’est pas sans raison que Oumar rentrait chez lui, après avoir accompli sa prière Icha et restait en prière tout au long de la nuit jusqu’au matin.
On trouve aussi l’exemple du pieux Khaliphe Othman qui, après avoir jeûné tout le jour, passait la nuit en prière après avoir dormi un peu durant la première partie et récitait le Qour’aan en entier dans une seule rakaate.
Dans le commentaire de ” Ihya Ouloumiddine “, Abou Taalib Makki r.a. mentionne ( d’après une source sûre ) le cas de quarante personnes parmi les Tabéïnes qui avaient l’habitude d’accomplir leur prière de l’aurore (fadjr) avec les mêmes ablutions que celles de la prière de la nuit (Icha).
Chaddad , quant à lui, était ce sahabi qui, au moment de s’allonger sur son lit, ne cessait de se retourner jusqu’à l’aube, et disait alors : ” O Allah, la crainte du feu de l’enfer m’a enlevé le sommeil ! ” Assouad bin Yazid quant à lui, excepté entre maghrib et Icha où il dormait un peu, passait toutes ses nuits de Ramadhan en état d’adoration. Quant à Saïd Ibné Moussayyib, pendant cinquante ans , dit-on, il accomplit la prière de Icha et de Fadjr avec les mêmes ablutions.
Il y a aussi l’exemple de Sila Ibiné Ashyam r.a. qui, après avoir passé toute la nuit dans l’adoration, s’adressait à Allah en ces termes : ” O Allah, je suis indigne de te demander le paradis et la seule chose pour laquelle je t’implore, c’est de me sauver de l’enfer ! ”
Qataadah avait l’habitude de terminer la récitation du Qour’aan toutes les trois nuits de Ramadhan et une fois dans toutes celles de la dernière décade. Il est bien connu que l’Imam Abou Hanifah r.a., pendant quarante ans, fit la prière de Icha et de Fadjr avec les mêmes ablutions ( et réfuter cela serait enlever toute crédibilité à l’histoire.) Lorsque ses compagnons lui demandaient d’où lui provenait cette force, il répondait : ” C’est par la bénédiction d’une invocation spéciale que j’ai adressée à Allah par l’intermédiaire de certains de Ses Noms “. Il dormait seulement un peu les après-midis en disant : ” Il nous a été recommandé, dans le hadice, de faire la sieste ” ( En d’autres mots, même dans son sommeil de l’après-midi, son intention était de suivre la sounnat. ) Il avait l’habitude de pleurer si fort en récitant le Qour’aan que ses voisins avaient pitié de lui. Une fois il pleura toute la nuit en répétant à maintes reprises ce verset :

” Non, mais l’heure sera leur rendez-vous. L’Heure, cependant, est chose très terrible et très amère. ” (Sourate la Lune – Verset : 46)

Ibrahim Ibn Adham r.a. quant à lui, ne dormait, durant le Ramadhan, ni le jour ni la nuit. L’Imam Shaafi r.a., durant ce même mois, récitait soixante fois le Qour’aan en entier durant ses prières de jour et de nuit.
A part le cas de ces quelques personnes, il existe encore des centaines de récits semblables au sujet de ceux qui ont pris en considération le verset :

” Je n’ai créé les djinns et les hommes que pour M’adorer. ”

Tels sont les exemples de nos prédécesseurs. Même de nos jours, on peut encore trouver de nombreuses personnes qui font cela, même si elles n’atteignent pas ce degré de sacrifice, mais en considération de leur force et capacité, elles sont malgré tout des exemples vivants des ” Salafs ” (pieux prédécesseurs). Elles suivent réellement le noble exemple de l’Envoyé d’Allah et ne laissent pas leurs occupations mondaines ni leur confort matériel faire obstacle à cela.
Le Messager d’Allah a dit: : ” Allah a dit : “O fils d’Adam, consacre toi à mon adoration, je comblerai ton coeur de richesses et j’éloignerai de toi la pauvreté, sinon Je remplirai ta poitrine d’occupations et tu ne seras pas à l’abri de la pauvreté. ”
Combien de fois observons nous cette vérité dans les expériences quotidiennes !

Hadice 3

Anas (radhi allâhou anhou ) rapporte que l’Envoyé d’Allah (sallallâhou alayhi wa sallam) a dit : ” Durant la nuit du Destin, Djibraïl (alayhis salâm) descend sur terre en compagnie d’un groupe d’anges, ( et ) ils invoquent la bénédiction pour chaque serviteur d’Allah qu’ils trouvent debout en adoration ou assis, ( et qui sont occupés) dans le souvenir d’Allah. Alors le jour de la Fête ( Aïd el Fitr ) Allah fait leur éloge auprès des anges ( car avant ils avaient critiqué les hommes ) et dit : ” O anges, quelle est la récompense de ce serviteur qui a pleinement accompli sa tâche ” ? Ils répondent : O notre Seigneur, sa récompense est qu’on lui donne son plein salaire. Allah dit alors : ” O mes anges, en vérité mes serviteurs et mes servantes ont accompli l’obligation qui leur avait été imposée et ils se dirigent ainsi ( vers le Mouçallah), en élevant la voix en invocation pour Moi. Je jure par mon Honneur, Ma Gloire, Ma Générosité, par Ma Grandeur et Ma Position élevée : J’accepterai certainement leurs invocations “. Puis Allah leur dit : ” Retournez, certainement, Je vous ai pardonné et J’ai transformé vos péchés en bonnes actions “. Puis, ils retournent (du Mouçallaa) pardonnés de tous leurs péchés “.

COMMENTAIRE

Dans le Qour’aan comme dans ce hadice, il est clairement mentionné que Djibraïl (alayhis salâm) descend avec les anges. L’auteur de Ghaaliyatoul Mawaaez signale de la part de Shaikh Abdoul Qâdir Djilaani r.a. que dans un hadice rapporté par Ibn Abbas (radhi allâhou anhou ), il est mentionné que Djibraïl (alayhis salâm) , après sa descente, ordonne aux anges de se rendre dans la maison de tous ceux occupés dans l’adoration et de les saluer. Alors les anges se répandent pour visiter chaque maison, petite ou grande, sur terre ou sur mer, dans la ville ou dans la campagne, dans laquelle se trouve un adorateur, pour le saluer. Pourtant certaines maisons ne sont pas visitées : la maison dans laquelle se trouve un chien ou un porc, de même que celle dans laquelle se trouve un homme en état d’impureté majeure à cause de l’adultère et la maison qui contient des représentations figurées. Comme il est malheureux que beaucoup de maisons de musulmans soient privées de la venue des anges simplement à cause de la présence d’images ! Ils se privent alors de la Bénédiction d’Allah, tout cela uniquement dans le but d’ajouter ce qui leur semble être un peu plus de ” décor “. Il suffit qu’une seule représentation ait été accrochée par un membre négligeant de la famille pour que toute la maison se trouve complètement dépourvue de la présence des anges de la bénédiction !

Hadice 4

Aïcha (radhi allâhou anhou ) rapporte que l’Envoyé d’Allah (sallallâhou alayhi wa sallam) a dit :
” Recherchez ” Laïlatoul Qadr ” dans les nuits impaires des dix derniers jours du Ramadhan.”

COMMENTAIRE

Le hadice ci-dessus nous recommande de chercher la Nuit du Destin parmi les dix dernières nuits du Ramadhan. D’après la grande majorité des savants, les dix dernières nuits commencent à partir de la vingt et unième, que le mois comporte 29 ou 30 jours. On devrait donc la rechercher lors de la vingt et unième, vingt troisième, vingt cinquième, vingt septième ou vingt neuvième nuit. Même si le mois est de vingt neuf jours, cela ne change rien pour le calcul des dix derniers jours Akhir Asharah )
Ibn Hazm r.a. a pourtant une opinion différente, disant que le mot ” Asharah “, utilisé dans le hadice signifie : dix. Ainsi le calcul mentionné ci-dessus ne sera correct seulement lorsque le mois de Ramadhan comprendra trente jours. Au cas contraire, quand le mois est seulement de vingt neuf jours (comme cela arrive souvent), les dix derniers jours seront comptés à partir du vingt neuvième et commenceront, en fait la vingtième nuit. Suivant ce calcul cela signifie que les nuits impaires seront en fait, la vingtième, vingt deuxième, vingt quatrième, vingt sixième et vingt huitième.
Néanmoins toutes les autorités sont d’accord sur le fait que, dans sa recherche de la nuit du Destin, l’Envoyé d’Allah (sallallâhou alayhi wa sallam) ne commençait sa retraite spirituelle ( I’tikaaf ) que la vingt et unième nuit. En raison de cela, elles considèrent les nuits impaires, à partir de la vingt et unième comme plus propices à sa recherche. Cependant on devrait, malgré tout, passer chacune de celles-ci à partir de la vingtième, en adoration, de façon à être sûr de bénéficier des bénédictions de ” Laïlatoul Qadr ” ( qui peut également arriver dans les nuit paires ). Consacrer dix ou onze nuits de la sorte n’est assurément pas si difficile pour la personne qui espère en une récompense !

Hadice 5

Oubaadah bin Saamit (radhi allâhou anhou ) rapporte : ” Une fois l’Envoyé d’Allah (sallallâhou alayhi wa sallam) vint nous informer au sujet de la nuit du Destin, ( malheureusement à ce moment ) une querelle survint entre deux musulmans et il ajouta : ” j’étais venu de façon à vous dire quand était la nuit du Destin, mais telle et telle personne se sont disputées et ( l’attribution de sa date correcte ) fut retirée. Il se peut que cela soit meilleur pour vous. Ainsi recherchez celle-ci parmi la neuvième, septième et cinquième nuits. ”

COMMENTAIRE

Trois points importants sont mentionnés dans ce hadice. Premièrement, il est fait mention d’une dispute tellement mauvaise, qu’elle fut la cause de la suppression de la réelle connaissance de la date de Laïlatoul Qadr. En effet, les disputes entraînent toujours la perte de bienfaits. Une fois, l’Envoyé d’Allah (sallallâhou alayhi wa sallam) demanda aux Compagnons : ” Vous informerai-je d’une action qui est meilleure que la prière, le jeûne et les actes de charité ? ”
Les Compagnons (radhia allâhou anhoum) répondirent : ” Certainement. ” L’Envoyé d’Allah (sallallâhou alayhi wa sallam) dit alors : ” Entretenir de bonnes relations entre vous est la meilleure chose, car, en vérité, les disputes éliminent ( rasent ) la religion.” C’est à dire que tout comme le rasoir rase les cheveux de la tête, les disputes éliminent la religion. Ne parlons pas des gens qui sont plongés dans les affaires de ce bas monde et ne sont pas au courant de la religion, mais même ceux qui sont occupés dans les longs tasbihs (formules du souvenir d’Allah) et qui proclament leur attachement au ” Dîne ” sont constamment impliqués dans des querelles entre eux. Je vous en prie, prenez en considération, la parole du Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) et souciez-vous ensuite de ce ” Dîne ” que vous utilisez, par orgueil, comme moyen pour ne pas vous laisser aller à une réconciliation pourtant naturelle. L’Envoyé d’Allah (sallallâhou alayhi wa sallam) avait dit qu’insulter un musulman était la pire catégorie de l’usure. Pourtant, au milieu de nos disputes, nous n’épargnons ni l’honneur de notre frère, ni ne retenons nos insultes, ne tenant ainsi aucun compte des injonctions d’Allah et de Son Bien-Aimé Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam).
Allah Lui-même dit : ” Et ne vous disputez pas, sinon vous fléchirez et perdrez votre force, et soyez endurants car Allah est avec les endurants. ” ( Al Anfâl verset 46 )
Il est maintenant du devoir de ceux qui cherchent toujours querelle et qui salissent l’honneur et la dignité des autres, de s’asseoir un instant dans la solitude et de réfléchir à quel point ils sont en train de porter atteinte à leur propre dignité, et combien ils sont en train de se déshonorer aux yeux d’Allah ainsi qu’à ceux d’autrui.
L’Envoyé d’Allah (sallallâhou alayhi wa sallam) a dit que celui qui coupait les relations avec son frère musulman plus de trois jours et qui mourait dans cet état, irait directement en enfer. Dans un autre hadice, il est dit que chaque lundi et jeudi, les actions des hommes sont présentées devant Allah. Ensuite, par Sa Miséricorde ( et dû à certaines bonnes actions), Il accorde Son Pardon, excepté aux idolâtres.
Quant aux deux personnes qui se sont disputées et qui ont coupé leurs relations, il leur sera dit : ” Laissez-les tant qu’elles ne se seront pas réconciliées. ” Un autre hadice affirme que lorsque les actions sont présentées devant Allah, les lundis et jeudis, le repentir de celui qui se repent est accepté de même que le pardon de celui qui le demande. Quant à ceux qui se sont disputés, ils seront tenus à l’écart.
Un autre hadice nous enseigne plus loin que durant la quinzième nuit du mois de Chabaane, la Miséricorde d’Allah descend sur toutes les créatures et que Son Pardon est accordé à tous, sauf à deux catégories de personnes. La première : une personne mécréante ( Kâfir ) et la seconde : celle qui entretient de mauvaises relations avec une autre .
Dans un hadice il est dit : ” Il y a trois sortes de personnes dont la prière ne dépasse pas plus d’une coudée au dessus de leur tête ( en vue de son acceptation ). Parmi elles, figure celle des gens qui se disputent “. Arrivé à ce point, je n’ai pas regroupé tous les ahaadith à ce sujet mais je n’ai cité ces quelques traditions qu’une fois après avoir constaté que l’élite et les personnes considérées comme pieuses et saintes ( ne parlons pas du commun des mortels ) étaient remplies de tels actes abominables.
” A Allah appartient ma doléance et c’est Lui dont on implore le Secours. ”
Une deuxième chose qu’il faut noter aussi est que le fait de se quereller et de couper toute relation avec autrui soit considérée comme un crime et quelque chose de mauvais dans l’Islam, surtout s’il provient de la haine et de l’inimitié ayant pour origine les choses de ce monde. Autrement il est autorisé de rompre les relations avec quelqu’un à cause de ses mauvaises actions ou pour certains motifs religieux ( lorsque celui-ci se trouve impliqué dans l’erreur et les choses blâmables ).
Une fois, Ibn Omar (radhi allâhou anhou ) cita une parole de l’Envoyé d’Allah (sallallâhou alayhi wa sallam), au sujet de laquelle, son fils émit une réflexion qui extérieurement semblait la contredire. Le résultat fut que Ibn Omar (radhi allâhou anhou ) n’adressa plus jamais la parole à son fils aussi longtemps qu’il vécut. On raconte plusieurs incidents semblables au sujet des Sahaabas (radhia allâhou anhoum).
Mais en ce qui nous concerne, Allah connaît mieux et Lui Seul est au courant de l’état de nos coeurs et Il sait quelles relations ont été rompues à cause de Dîne et lesquelles à cause de notre propre honneur, fierté et dignité. Car chacun peut faire passer sa haine et sa rancune au nom de ” Dîne “.
Le second point sur lequel ce hadice attire notre attention est le fait qu’on devrait être satisfait et accepter avec bonne grâce la sagesse des décisions d’Allah. Par exemple, bien qu’apparemment, la perte de la connaissance de la date exacte de Laïlatoul Qadr soit une chose très sérieuse, on devrait tout de même l’accepter comme provenant de la part d’Allah. Pour cette raison l’Envoyé d’Allah (sallallâhou alayhi wa sallam) a dit : ” Peut-être que cela est préférable pour vous.”
Nous devrions beaucoup méditer sur ce point et en tirer de grandes leçons. A chaque instant, Allah se montre Miséricordieux et Généreux envers ses serviteurs. Si quelqu’un est touché par une difficulté quelconque en raison de ses mauvaises actions, il lui suffit de se tourner vers Allah et de reconnaître ses faiblesses pour qu’aussitôt la Miséricorde divine ne le recouvre et que son épreuve devienne alors pour lui la cause d’un plus grand bien. Et pour Allah, rien n’est difficile !
Les savants ont mentionné quelques autres avantages en notre faveur, du fait de la méconnaissance de la date précise de Laïlatoul Qadr. Tout d’abord, si nous avions eu la connaissance de cette nuit bénie beaucoup de gens négligents auraient cessé de faire des actes d’adoration durant les autres nuits. Or, dans l’état actuel des choses, ” ceux qui recherchent ” ont la possibilité de rester éveillés plusieurs nuits en adoration dans l’espoir que ce soit Laïlatoul Qadr.
Deuxièmement, il existe parmi nous une catégorie de personnes qui n’arrive pas à s’abstenir du mal. Combien il aurait été dangereux pour ce genre de personnes, qu’en dépit de leur connaissance de la nuit du Destin, elles aient eu l’audace de faire le mal.
Une fois, l’Envoyé d’Allah (sallallâhou alayhi wa sallam), vit, en entrant dans la mosquée, un de ses Compagnons en train de dormir. Il dit à Ali (radhi allâhou anhou ) : ” Réveille-le afin qu’il puisse faire ses ablutions “. Ce que fit Ali (radhi allâhou anhou ), puis il s’adressa au Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) ainsi : ” O Messager d’Allah (sallallâhou alayhi wa sallam), vous qui vous empressez toujours de faire le bien, pourquoi ne l’avez-vous pas réveillé vous-même? ”
Le Saint Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) répondit alors : ” J’ai eu peur que cet homme refuse, et le refus de ma parole est équivalent au koufr (infidélité) . Tandis que s’il avait refusé de suivre la tienne, cela n’aurait pas été du koufr. ” Ainsi, Allah, dans Sa miséricorde, ne veut pas qu’en dépit de sa connaissance de Laïlatoul Qadr, un musulman passe cette nuit dans le péché.
Troisièmement, si cette nuit avait été fixée et que quelqu’un l’avait laissé passer sans le vouloir, alors il serait fort probable qu’ensuite, pendant le reste du Ramadhan, il ne passerait plus, par frustration, aucune autre nuit en adoration, alors qu’il en reste encore quelques unes ; tandis que maintenant, combien de nombreuses personnes parmi nous ont la possibilité de passer une, deux ou trois nuits en Ibadaat(alors qu’elles ignorent sa date exacte)!
Quatrièmement, chaque nuit passée en Ibadaat à la recherche de Laïlatoul Qadr entraine une récompense spéciale.
Cinquièmement, nous avons vu que durant le Ramadhan, Allah vantait auprès de ses anges les croyants qui s’évertuaient dans les actes d’adoration. Maintenant, en de telles occasions, pour obtenir l’Agrément d’Allah, ils passent, à Son service, nuits après nuits, en dépit du manque de connaissance de sa date exacte, augmentant ainsi les éloges qu’Allah fait à leur sujet. Si tel est leur zèle dans cette condition, alors combien d’autres efforts auraient-ils entrepris s’ils en avaient eu connaissance !
Il peut exister également d’autres avantages. Il est connu qu’Allah garde souvent certaines choses de grande importance secrètes, comme par exemple l’l’smoul A’zam ( Le plus grand nom d’Allah par lequel Il répond aux invocations ), de même que par exemple, un certain moment où, le jour du Djoum’ah (Vendredi), les doua’s sont acceptés. Il existe encore de nombreuses choses de cette sorte. Il est possible qu’à cause de cette dispute, la détermination de cette nuit ait été enlevée pendant ce mois de Ramadhan précis et que par la suite, elle ait été effacée pour toujours, pour les autres raisons sus-mentionnées.
Le troisième point mentionné dans ce hadice est le fait que l’on devrait rechercher Laïlatoul Qadr parmi les trois nuits suivantes : la neuvième, septième et cinquième. En faisant le rapprochement avec les autres ahaadith, on arrive à comprendre qu’il est ici fait allusion aux dix dernières nuits de Ramadhan. Ainsi pour déterminer de quelles nuits il s’agit, en commençant à compter à partir de la vingtième (en remontant ), on tombera sur les trois nuits du 25, 27 et 29.
Si au contraire, on commence à partir de la vingt-neuvième, en redescendant ( au cas où le mois soit de 29 jours ), celles-ci tomberont le 21, 23, 25, mais si le mois est de 30 jours ce seront la vingt-deuxième, vingt-quatrième, vingt-sixième nuit. On voit ainsi combien il existe d’incertitude au sujet de cette date et l’on trouve en fait, parmi les grands savants, environ cinquante opinions différentes. A cause de cela quelques savants ont dit que Laïlatoul Qadr ne tombait pas la même nuit chaque année. Si telle année c’était une nuit particulière, une autre, c’était une nuit différente.
A certaines époques, le Saint Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) recommandait à ses Compagnons de la rechercher parmi un certain nombre de nuits alors qu’à d’autres, il insistait sur une nuit particulière.
Hazrat Abou Houraïrah (radhi allâhou anhou ) rapporte, qu’une fois, au cours d’une assemblée avec les compagnons (radhia allâhou anhoum) on fit mention de Laïlatoul Qadr et l’Envoyé d’Allah (sallallâhou alayhi wa sallam) demanda : ” Quelle date sommes-nous aujourd’hui ? ” Ils répondirent : ” Le 22 Ramadhan “. Le Saint Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) dit : ” Recherchez-la au cours de la nuit qui vient. ”
Hazrat Abou Zar (radhi allâhou anhou ) raconte: ” Je demandai une fois au Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) si Laïlatoul Qadr serait accordée seulement durant la vie de l’Envoyé d’Allah (sallallâhou alayhi wa sallam) ou si elle continuerait après lui. L’Envoyé d’Allah (sallallâhou alayhi wa sallam) répondit : ” Elle continuera jusqu’au jour du jugement. ” Je lui demandai alors : ” A quel moment du Ramadhan a-t-elle lieu ? ” Le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) répondit : ” Cherchez-la au cours des dix premiers et des dix derniers jours. ” Puis le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) parla d’autre chose. J’attendai et, trouvant une autre occasion, je lui demandai : ” Dans quelle partie de ces dix jours se trouve Laïlatoul Qadr ? ” Sur ce, l’Envoyé d’Allah (sallallâhou alayhi wa sallam) se mit en colère après moi, comme il ne l’avait jamais fait auparavant et dit : ” Si cela avait été la Volonté d’Allah, alors ne nous l’aurait-il pas fait savoir, recherchez-la parmi les sept dernières nuits et ne me posez plus de questions! ”
On signale à nouveau, dans un autre hadice que l’Envoyé d’Allah (sallallâhou alayhi wa sallam) dit à un Compagnon que Laïlatoul Qadr était la vingt-troisième nuit. Hazrat Ibn Abbas (radhi allâhou anhou ) raconte : ” Une fois, alors que je dormai, quelqu’un me dit dans un rêve : ” Lève-toi, c’est Laïlatoul Qadr. ” Je me réveillai et me rendis avec hâte auprès de l’Envoyé d’Allah (sallallâhou alayhi wa sallam) et le trouvai en prière. C’était la vingt-troisième nuit.
Dans d’autres versions, c’est la vingt-quatrième qui est mentionnée. Hazrat Abdoullah Ibn Mass’oud (radhi allâhou anhou ) dit : ” Celui qui passe chaque nuit de l’année en adoration (ibadaat) pourra trouver Laïlatoul Qadr (En d’autres mots, cette nuit bénie se déplace tout au long de l’année et ne tombe pas nécessairement durant le Ramadhan.) Quand on mentionna ceci à Hazrat Oubay bin Kaa’b (radhi allâhou anhou ) , il dit : ” Ibn Mass’oud veut dire par là que les gens ne doivent pas seulement se contenter de chercher Laïlatoul Qadr durant une seule nuit. ”
Ensuite, il jura par Allah que celle-ci tombait la vingt-septième du Ramadhan. Ceci est également le point de vue de nombreux Sahabas (radhia allâhou anhoum) et Tabéines r.a. Ce qu’ont voulu dire Hazrat Ibn Mass’oud et Oubay (radhia allâhou anhoumâ) , c’est que la personne qui restait en ibadaat toutes les nuits de l’année trouverait certainement celle-ci ( Comme on le voit dans un hadice dans Dourré Mansour ). Il existe parmi les Imams une opinion bien connue de Abou Hanifah r.a. disant que Laïlatoul Qadr variait au cours de l’année. Il existe également un autre de ses points de vue disant qu’elle se déplaçait tout au long du Ramadhan. Ses célèbres disciples et étudiants, quoiqu’il en soit, pensaient que celle-ci tombait une nuit particulière (inconnue de nous), durant le mois sacré de Ramadhan. Alors que les Shafii’s pensent que, très probablement, elle a lieu la vingt et unième nuit.
L’Imam Ahmad et l’Imam Malik r.a., eux, partagent le point de vue qu’elle tombe durant les dix dernières nuits impaires du Ramadhan, variant d’année en année et qu’elle n’est pas fixée. Mais la vaste majorité des Oulama considèrent qu’elle a lieu, le plus probablement, chaque année, la vingt-septième nuit du Ramadhan.

Le maître des Arifines(personnes ayant accédé à la connaissance d’Allah), Ibn Arabi r.a., a dit : ” A mon opinion, le point de vue de ceux qui pensent que Laïlatoul Qadr se situe en des nuits différentes, variant tout au long de l’année, est vraisemblablement le plus correct, parce que, deux fois, je l’ai vue durant le mois de Cha’baane – lors de la quinzième nuit et lors de la dix-neuvième – et deux fois dans le milieu de la deuxième décade du Ramadhan, durant la treizième et dix-huitième nuit. Et je l’ai vue également dans toutes les nuits impaires de la dernière décade.
C’est pourquoi j’ai la certitude que cette nuit se situe dans différentes nuits de l’année bien que, le plus souvent, on la trouve dans le mois béni de Ramadhan . ”
Hazrat Shah Walliyoullah Delhawi r.a. pensait qu’il y avait deux ” Laïlatoul Qadr ” chaque année :

a) Une Laïlatoul Qadr qui correspond à la nuit durant laquelle descendent les décrets divins et qui est également celle pendant laquelle le saint Qour’aan descendit du “Law al Mahfouz” (La table gardée). Elle n’est pas spécifique au Ramadhan mais varie et peut survenir n’importe quelle autre nuit de l’année. Néanmoins, la nuit particulière où fut révélé le Qour’aan eut lieu pendant le Ramadhan.

b) La seconde Laïlatoul Qadr est celle ou ” la spiritualité ” se répand d’une façon particulière et où les anges descendent en grand nombre tandis que les démons sont retenus et que les invocations sont exaucées. Cette nuit n’arrive que pendant le Ramadhan, lors des différentes nuits impaires des dix derniers jours. (Ce dernier point de vue de Shah Waliyoullah r.a. était celui que mon père r.a. préférait.)

De toute façon, qu’il y ait deux Laïlatoul Qadr ou une, chacun devrait la rechercher suivant ses propres forces et son courage, et s’il ne le peut tout au long de l’année, alors, au moins durant le Ramadhan, ou si ce n’est pas possible, au cours des précieux dix derniers jours.
Si cela aussi lui parait un ” peu trop “, alors au moins dans les nuits impaires de la dernière décade, et au cas où l’on ne puisse passer également celles-ci (Qu’Allah nous en préserve!), alors on devrait considérer la nuit du vingt-septième comme une autre précieuse occasion. De cette façon, si par la grâce d’Allah, quelqu’un a la chance de passer cette nuit en adoration, alors cela vaudra mieux que tous les conforts et les délices de ce monde ! Et même si quelqu’un n’arrive pas à trouver cette nuit tant recherchée, alors au moins, recevra-t-il une récompense pour son adoration. Finalement, on devrait s’efforcer de pratiquer toute l’année les prières Icha et Maghrib en djamaate (groupe), car au cas où par chance ce soit ” Laïlatoul Qadr “, la récompense pour ces deux prières sera multipliée.
C’est une grâce immense de la part d’Allah que lorsqu’on entreprend un effort à des fins religieuses et que celui-ci n’est pas couronné de succès, on soit tout de même récompensé pour cet effort. Mais malgré cela, combien de gens courageux parmi nous sont attachés au Dîne (religion), meurent-ils pour elle ou se sacrifient ?
Par contre, en ce qui concerne les affaires de ce monde, quand des efforts ne portent pas de fruits, alors on les considère comme vains. En dépit de cela, combien de gens détruisent leur vie et leurs biens pour des raisons matérielles ou dans l’acquisition des choses futiles et sans consistance !

Hadice 6

Oubaadah bin Samit (radhi allâhou anhou ) rapporte qu’il a questionné le Saint Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) au sujet de Laïlatoul Qadr. Il répondit : ” Elle se situe dans le Ramadhan, durant les dix derniers jours, dans une nuit impaire, soit la vingt-et-unième, vingt-troisième, vingt-cinquième, vingt-septième, la vingt- neuvième ou encore dans la dernière. Quiconque passe cette nuit en Ibadaat avec une foi sincère et de fermes espoirs d’obtenir une récompense, ses péchés antérieurs lui seront pardonnés. Parmi les signes de cette nuit il y a le fait qu’elle soit sans nuage, brillante, tranquille, la lune y resplendit ( à cause de la présence de lumière ), elle n’est ni chaude ni froide et les chayâtine ne sont pas frappés par les étoiles filantes (météores) durant cette nuit là ; et cela jusqu’à l’arrivée de l’aurore. Un autre signe est qu’au lever du jour, le soleil se lève sans aucun rayon, ressemblant davantage à la lune quand elle est pleine. En ce jour, Allah interdit aux chayâtine de sortir en même temps que le soleil. (Contrairement aux autres jours où ils apparaissent à cet endroit.)

COMMENTAIRE

Un partie de ce qui a été mentionné dans ce hadice a déjà été traitée précédemment. Quelques signes sont évoqués ici au sujet de cette même nuit. Ces signes sont clairs et ne nécessitent pas d’explication supplémentaire. Il en existe d’autres en outre, comme il est mentionné dans les ahaadith ou les récits de ceux qui ont eu la chance de trouver cette nuit là. Le signe le plus spécifique dans ce hadice est le lever du soleil sans aucun rayon. Les autres signes ne sont pas nécessairement toujours présents. Un Sahabi (radhi allâhou anhou ) : Abda bin Abi Loubaaba dit :” La nuit du vingt-septième, j’ai goûté l’eau de la mer et je l’ai trouvée tout à fait douce. ” Ayoub Bin Khalid (radhi allâhou anhou ) dit : ” Une fois j’ai eu besoin de prendre un bain dans la mer et en la goûtant, je trouvai que l’eau était douce. C’était lors de la vingt-troisième nuit. ” Quelques mashâïkhs écrivent que durant la nuit du Destin, chaque chose se prosterne devant Allah, à tel point que les arbres se courbent vers le sol, pour retourner ensuite dans leur position normale, mais ces signes sont , de toute façon, des phénomènes spirituels de ” Kachf ” ( dévoilement ) qui ne sont pas visibles par tout le monde.

Hadice 7

Aïcha (radhi allâhou anhou ) rapporte : ” J’ai dit ( une fois ) : ” O Messager d’Allah (sallallâhou alayhi wa sallam) dis-moi, s’il m’arrivait de trouver Laïlatoul Qadr, quelle invocation devrai-je faire ? ” Le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) répondit : ” Dis : ” O Allah, Tu es Celui qui pardonne les péchés, Tu aimes le pardon, pardonne moi.”

COMMENTAIRE

Ce doua’ est certainement une invocation à la signification très large, car, si Allah, par Sa Bonté et Sa Grâce, nous soulage des comptes de l’au-delà, alors que pourrait-on espérer de plus ?

Je ne demande pas l’acceptation de mes ibaadates (actes d’adoration)
mais que mes péchés soient pardonnés. (Poème)

L’Imam Soufiane Thauri r.a. avait l’habitude de dire que le fait de se consacrer, en cette nuit, aux invocations, était meilleur que toute autre forme d’adoration. Ibné Rajab r.a. dit qu’on ne devrait pas seulement rester occupé dans le doua, mais que l’on devrait prendre part également à toute autre forme d’ibadaat, telles que la récitation du Saint Qour’aan, la prière, la contemplation (Moraqabaat) etc… Cette dernière opinion semble plus correcte et plus proche de ce qu’a dit l’Envoyé d’Allah (sallallâhou alayhi wa sallam) comme cela a déjà été mentionné dans les ahaadith précédents.

On Virtue of the Prayer on the Prophet peace and blessing be upon him


“Allah and His angels call down blessings on the Prophet. O you who believe! Call down blessings on him and ask for complete peace and safety for him.” (Quran 33:56)

Al-Khalifa al-Akbar Sidi Ali Harazem Berrada (d. 1212/1797) says in his Epistle of Bounty and Gratitude to all the Tijani Companions and Confidants,
Sidi Abdellwahhab Shaarani (d. 905/1490) may Allah be pleased with him said in Kitab al-‘uhud al-Mohammediya (The Mohammedian pacts), “The Prophet (peace and blessing be upon him) has taken from us a pact that we are to increase the number of Prayers (Salawat) upon him on a daily and nightly basis and that we are to inform our brothers about the rewards expected from such worship, likewise Sidna Shykh has also taken a pact from us to increase the number of Prayers upon the Prophet (peace and blessing be upon him) on a daily and nightly basis.” The Shaykh has also said: “Be informed that the shortest road to the Divine presence passes through the Prayers on the Prophet (peace and blessing be upon him), and any one lacking such attributes cannot enter the ‘Hadhra al-Ilahiya (Divine presence) in view of his ignorance towards the satisfying adab (courtesy).”

It is worth mentioning the great benefits regarding the Prayers upon the Prophet (peace and blessing be upon him) expecting from Almighty Allah to give us a special love to this Beloved Prophet and to present all the cumulating rewards of such Prayers to the Prophet’s (peace and blessing be upon him) pages in accordance to what had said “Ka’ab Ibn Adjra” to the Prophet (peace and blessing be upon him): “I have made all my Prayers’ rewards to you O Prophet of Allah”. Then the Prophet (peace and blessing be upon him) replied: “May Allah prevent you the grief of this world and that of the hereafter”.

Ibn Ferhoun al-Kurtubi reported that the Prayers upon the Prophet (peace and blessing be upon him) have ten Miracles (karamat):
1. The first and the most important is the Blessing by the Exalted Allah;
2. The second the Prophet’s intercession;
3. The third the imitation of the sublime Angels;
4. The forth the opposition to the infidels and the hypocrites;
5. The fifth the erasure of all sins;
6. The sixth an assistance to the execution of one’s affairs;
7. The seventh the illumination of the inner and outer of the person;
8. The eighth the safety from this arrogant life;
9. The ninth the entry to the lasting house;
10. The tenth the Prayers from the all forgiver Allah.

Al-Hadhrami said about the Prayers upon the Prophet (peace and blessing be upon him) that is a ladder and behaviour towards Almighty Allah in the absence of a Shaykh. Al Hadhrami’s student, Shaykh Zarruq (d. 899/1484), said the Prayers upon the Prophet duly elevate the status of the worshipper even though he is in a mixture state. Ibn Abbad (d. 792/1377) said that the Prayers upon the Prophet influence on the powers of faith. Sanousi said in the absence of a spiritual living Shaykh the increase of the Prayers upon the Prophet is the genuine opening (fath). Some scholars have said that the Prayers upon the Prophet represent the real Holy Quran and therefore opened the gates of self soul and the realities of the attributes.

Al-Hafidh Ibn Hajar said that the Prayers upon the Prophet open a unique and wide gate of happiness that no one else can open it and abundant benefits are laid down for this worshipper and at reception of these benefits the Prayers’ reciter is made clear of his sins through a celestial forgiveness. In view of the great importance of the Prayers and spiritual Greetings upon the Prophet (peace and blessing be upon him), it is an obligation for any wise Muslim to keep on this way and to continue this blessed manner of worship through the nights and days and to define this kind of worship as a clear and genuine love towards the Prophet (peace and blessing be upon him).

Moreover, it is worth noting that some illusory persons may believe that the Prayers and Greetings upon the Prophet (peace and blessing be upon him) is a kind of a secure intercession from us to him beside Almighty Allah so as to raise his sublime rank in Allah’s realm, but the reality is that Almighty Allah has recommended us to thank and to be grateful to the one who had been kind and generous towards us, such are the great attributes of the Prophet (peace and blessing be upon him) towards his followers. Since we are unable to reward the Prophet (peace and blessing be upon him) on such infinite bounties, Allah the Exalted has ordered us to Salute and Greet the Prophet (peace and blessing be upon him) as a reward to him in view of his grace to us as there are no grace and kindness except that of Almighty Allah when he has sent this Blessed Messenger as a blessing and mercy to the whole Mankind.

Ibn Ata’Allah in his book Taj al-Arous (Crown of the bridegroom) has said that the one who had been lagging behind in terms of worship and has intended to rectify what has been gone before in his early life, no thing can make it for that except the Remembrance of Allah through the al-Adhkar al-Jami’a, and such spiritual cure is also valid for the one who had been unable to increase the number of night-prayers and fasting, as the Prayers upon the Prophet (peace and blessing be upon him) can outweigh the other ways of worship since one Prayer from you upon the Prophet (peace and blessing be upon him) equals ten from him as it is clearly stated in the Hadith, and how beautiful are your days if you are to salute and greet the Messenger of God through this kind of remembrance (dhikr).
Suhayli in his book, “Bughyat as-Ssalik” (the Desire of Walker) has indeed stressed on the great benefits behind the Prayers upon the Prophet (peace and blessing be upon him) which include the tranquilisation of the soul, also the habit and permanent continuation of these Prayers are to intimate and to make closer both the souls of the fervent disciple and that of the Prophet (peace and blessing be upon him).

Imam Sidi Mohammed al-Jazouli, says in his introdcution of Dalail al-Khayrat,
It is related that the Messenger of Allah (peace and blessing be upon him) came out one day and joy could be seen in his face. He said, “Jibril, peace be upon him, came to me and said, ‘Are you not pleased, O Mohammed, that none of your community blesses you but that I bless him ten times, and none of your community prays for peace on you, but that I pray it for him ten times.'”
The Prophet (peace and blessing be upon him) said, “The people most deserving of me are those who pray the most for blessing on me.” The Prophet (peace and blessing be upon him) said, “If someone blesses me, the angels bless him as long as he continues to bless me, so let him diminish that or increase it.” The Prophet (peace and blessing be upon him) said, “It is enough miserliness in a man that when I am mentioned in his presence, he does not call down blessing on me.
The Prophet (peace and blessing be upon him) said, “Pray for blessing for me a lot every Friday.” He (peace and blessing be upon him) said, “If anyone of my community says one prayer on me, ten good actions are written down for him and ten bad actions are effaced from him.”
The Prophet (peace and blessing be upon him) “My intercession will be available on the Day of Rising to anyone who says, after hearing the adhan, ‘O Allah! Lord of this perfect call and established prayer, give Mohammed ‘al-wasila’ and superiority and raise him up to the praiseworthy station which You promised him.”

The Prophet (peace and blessing be upon him) said, “If someone blesses me in a book, the angels do not cease to bless him as long as my name is in that book.”
Abu Sulayman ad-Darani said, “If someone wants to ask Allah for a need, he should begin with the prayer on the Prophet (peace and blessing be upon him) then ask Allah for his need, and then seal it with the prayer on the Prophet, may Allah bless him and grant him peace. Allah will accept the two prayers, and is too generous to omit what is between the two.”
It is related that the Prophet (peace and blessing be upon him) said, “If someone blesses me 100 times on Friday, he will be forgiven the mistakes of 80 years.”
Abu Hurayra (may Allah be pleased with him) reported that the Messenger of Allah (peace and blessing be upon him) said, “The one who blesses me has a light on the Sirat, and whoever is among the people of light on the Sirat is not one of the people of the Fire.”
The Prophet (may Allah bless him and grant him peace) said, “Whoever forgets the prayer on me has missed the Path of the Garden.” By “forgetting”, he meant omission. As the omitter misses the Path of the Garden, the one who blesses him travels to the Garden.
It is related from Abdur-Rahman ibn ‘Awf (may Allah be pleased with him) that the Messenger of Allah (peace and blessing be upon him) said, “Jibril came to me, peace be upon him, and said, ‘O Mohammed! No one blesses you but that 70,000 angels bless him, and whomever the angels bless is among the people of the Garden.”

The Prophet (peace and blessing be upon him) said, “Those of you who do the most prayers on me will have the most wives in the Garden.”
It is related that the Prophet (peace and blessing be upon him) said, “When someone blesses me greatly according to what is due me, Allah Most High creates from that word an angel with one wing in the east and one wing in the west with his feet resting in the lowest of the earth, and his neck bowed under the Throne. Allah Most High says to him, ‘Bless My slave as he blessed My Prophet,’ and he will continue to bless him until the Day of Resurrection.”
It is related that the Prophet (peace and blessing be upon him) said, “People will come to the Water Basin on the Day of Resurrection whom I will only recognize by the great amount that they asked for blessings for me.”
It is related that the Prophet (peace and blessing be upon him) said, “If someone blesses me once, Allah blesses him ten times; and if someone blesses me ten times, Allah blesses him one hundred times; and if someone blesses me one hundred times, Allah blesses one thousand times; and whoever blesses me one hundred times, Allah will forbid his body to the Fire, strengthen him with a firm word in the life of this world and in the Next in the questioning, and He will admit him to the Garden. His prayers on me will come to him as a light on the Day of Resurrection on the Sirat, visible at a distance of 500 years, and Allah will give him a castle in the Garden for every prayer that he prayed for me, whether there is little or a lot.”

The Prophet (peace and blessing be upon him) said, “There is no slave who prays for blessing for me but that the prayer issues quickly from his mouth, and there is no land or sea nor east nor west but that it passes by them and says, ‘I am the prayer of such-and-such a person, which he prayed for the Mohammed, the Chosen, the best of Allah’s creation,’ and there is nothing which does not bless him. From that prayer a bird is created for him which has 70,000 wings, and on every wing are 70,000 feathers, and in every feather are 70,000 faces, and in every face are 70,000 mouths, and in every mouth are 70,000 tongues, and every tongue glorifies Allah Most High in 70,000 languages, and Allah writes for him the reward of all of that.”
It is related from Sidna Ali ibn Abi Talib (may Allah be pleased with him) that the Messenger of Allah (peace and blessing be upon him) said, “If someone asks for blessing on me 100 times on Friday, when the Day of Resurrection comes, he will come with a light, and had that light been divided among all of creation, it would have been enough for them.”
It is mentioned in some traditions that written on the leg of the Throne is, “If someone yearns for Me, I show mercy to him. If someone asks of Me, I give to him. If someone draws near to Me by the prayer on Mohammed, I forgive him his wrong actions, even if they were as much as the froth of the sea.”

It is related that one of the Companions, may Allah be pleased with all of them, said, “There is no gathering in which our master Mohammed (peace and blessing be upon him) is blessed but that a pleasant scent spreads from it until it reaches the clouds of the sky and the angels say, ‘This is a gathering in which Mohammed (peace and blessing be upon him) is blessed.'”
It is mentioned in some traditions that when a believing slave, male or female, begins the prayer on Mohammed (peace and blessing be upon him) the doors of heaven are opened to him as well as its pavilions as far as the Throne. Not an angel remains in the heavens who does not bless our master Mohammed and ask for forgiveness for that slave, male or female as Allah wills.
The Prophet (peace and blessing be upon him) said,, “If someone has a pressing need, he should increase the prayer on me, for it removes cares, griefs and sorrows, and it increases provision and fulfills needs.”
It is related that one of the righteous said, “I had a neighbor who was scribe. He died, and I saw him in a dream and I asked him, ‘What has Allah done with you?’ He replied, ‘He has forgiven me.’ I asked, ‘For what reason?’ He said, ‘When I used to write the name of Mohammed (peace and blessing be upon him) in a book, I blessed him, so my Lord has covered me with what no eye has seen nor ear has heard nor has occurred to a mortal heart.'”

It is reported from Anas that the Messenger of Allah (peace and blessing be upon him) said, “None of you believes until I am more beloved to him than himself and what he possesses and his son and father and all people.” In a hadith, ‘Umar said, “O Messenger of Allah, you are more beloved to me than everything except my self which is between my sides.” So he, blessing and peace be upon him, said to him, “You will not be a believer until I am more beloved to you than your self.” So ‘Umar said, “By He who revealed the Book to you, you are more beloved to me than my self.” So the Messenger of Allah (peace and blessing be upon him) said, “Now, ‘Umar, your iman is complete.”
The Messenger of Allah (peace and blessing be upon him) was asked, “When will I be a believer (or in another variant, a sincere believer)?” He answered, “When you love Allah.” It was asked, “And when will I love Allah?” He replied, “When you love His Messenger.” It was said, “And when will I love His Messenger?” He said, “When you follow his Path, apply his sunna, love with his love and hate with his hate, and choose friends those he befriends and choose enemies by his enmity. People differ in faith according to their difference in love of me, and they differ in disbelief according to their hate for me.”
Is it not the case that there is no faith (iman) for whoever has no love of him? Is it not the case that there is no faith for whoever has no love of him? Is it not the case that there is no faith for whoever has no love of him?

It was said to the Messenger of Allah (peace and blessing be upon him) “We see believers who are humble and believers who are not humble. What is the reason for that?” He replied, “The one who experiences sweetness in his faith is humble, and the one does not experience it is not humble.” It was asked, “By what is it found, or obtained and gained?” He answered, “By sincere love for Allah.” It was asked, “And by what is love of Allah found or by what is it gained?” He said, “By love of His Messenger. So seek the pleasure of Allah and the pleasure of His Messenger through loving them.”
The Messenger of Allah (peace and blessing be upon him) was asked, “Who are the family of Mohammed whom we are commanded to love, honour and show reverence to?” He replied, “The people of purity and fidelity who believes in me and are sincere.” He was asked, “What are their signs?” He answered, “Preferring love of me above every other beloved and being occupied inwardly remembering me after remembering Allah.” In another variant: “Their sign is constantly remembering me and frequently asking for blessing upon me.”
The Messenger of Allah (peace and blessing be upon him) was asked, “Who is the one strongest in faith in you?” He answered, “The one who did not see me and yet believed in me with yearning for me and sincere love for me. The sign of that is that he would wish to give all he possesses to see me. (Another variant has: “all the gold in the earth.”) Such is the one who truly believes in me and has sincere true love of me.”

It was said to the Messenger of Allah (peace and blessing be upon him) “What do you think is that state of those who pray for blessing on you who are not with you or who will come after you?” He said, “I hear the prayer of the people of my love and I know them. The prayer of other than them is presented to me.”

assalah al jamiha

الدعاء الذي كان يذكره الواسطة المعظم سيدي محمد بن العربي الدمراوي الشريف الطاهري التازي رضي الله عنه للاجتماع برسول الله صلى الله عليه و سلم و هي المسماة بالصلاة الجامعة

:
“اللهم اجمع جميع أذكار الذاكرين و جميع صلوات المصلين و اجعل جميع الاذكار ذكري و جميع الصلوات صلاتي على سيدنا محمد شفيع المذنبين و على ءاله بحر الكاملين عدد ما في علمك يا رب”. و قد ذكر الشارح أن هذه الخواص لا بد لها من الاذن الخاص (ج أحمد بن العياشي سكيرج، رفع النقاب بعد كشف الحجاب عمن تلاقى مع الشيخ التجاني من الاصحاب، الربع 3، ص168).

Jawharatoul kamal

»« O mon Dieu, répands tes grâces et accorde le salut à la source de la Miséricorde

Divine et au diamant étincelant versé indéfiniment dans la vérité. Celui qui est

Au centre de toutes formes de compréhensions et de significations.

Il est la lumière des êtres en cours de formation humaine, il possède la Vérité Divine tel

L’éclair immense traversant les nuages précurseurs de la pluie bienfaisante des

Miséricordes Divines, qui emplissent sur leur chemin aussi bien les grandes

Etendues d’eau que les petites.

Il est Ta lumière brillante qui s’étend sur toute l’existence et l’englobe dans tous

Ses lieux.

O mon Dieu, répands tes grâces et accorde le salut à la source de la Vérité qui est à

L’origine des connaissances les plus justes, tel ton sentier parfaitement droit

Par lequel se manifestent les majestueuses Réalités.

O mon Dieu, répands tes grâces et accorde ton salut à la manifestation de la Vérité par

La Vérité, au trésor le plus sublime, au flux venant de toi et retournant vers toi, et à la quintessence des lumières dissimulées à toute connaissance.

Que Dieu répande ses grâces sur lui et sur sa famille, grâces par lesquelles, O mon Dieu,

Tu nous le feras connaître.